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Investir dans les SOFICA

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Investir dans les SOFICA

Les SOFICA – sociétés de financement de l’industrie cinématographique et de l’audiovisuel – organisent une véritable rencontre entre la production et la finance cinématographique. Toute souscription de parts sociales de SOFICA par un investisseur privé lui permet de bénéficier d’une minoration d’IR correspondant à 43 %, dans la double limite de 26 millions d’euros et de 31 % du revenu net global.

Ce taux sera porté à 51 % quand la SOFICA bénéficiaire s’engage à réaliser 12 % au moins de ses financements dans le capital d’entreprises non adossées.

L’article 12 de la loi de Finances pour 2018 porte ce taux à 63 % si la société bénéficiaire investit 18 % au moins de sa collecte soit à l’acquisition de droits qui portent seulement sur les recettes d’exploitation des œuvres audiovisuelles et cinématographiques à l’étranger, soit pour le développement d’œuvres audiovisuelles d’animation, de documentaire et de fiction sous forme de séries. 85 % des SOFICA orientent leurs financements pour bénéficier de l’augmentation. Les actions souscrites doivent – obligatoirement – être conservées pendant au moins huit ans ; et toute cession pendant cette période remet en cause la réduction fiscale.

Ce type d’investissement reste un peu risqué étant donné que le taux de rendement annuel est assez faible, mais devrait croître du fait de l’augmentation du plafond à 63 %.

Un système en faveur de la création cinématographique

Les sociétés de coproduction de films récupèrent leurs financements sur les 1ers droits à recettes jusqu’à récupération de leur apport, généralement en concurrence avec le distributeur. Toutefois, une fois la quote-part récupérée, les pourcentages de la SOFICA sur les droits à recettes baissent rapidement. Ceux-ci peuvent également empêcher les encaissements importants des SOFICA même pour un film à succès.

Les sociétés de financement de l’industrie cinématographique et de l’audiovisuel se rémunèrent notamment sur la revente de leurs droits durant leur sixième année d’existence, peu de temps avant leur dissolution. Parfois, il est un peu difficile de revendre les droits aux chaînes (notamment étrangères) de télévision. La réforme ayant rehaussé les taux – à 78 % avec certains investissements – est ainsi une très bonne nouvelle, puisqu’elle vient en partie remédier à ce problème.

Les investissements de ces fameuses sociétés peuvent prendre la forme de souscription au capital d’entreprises agréées ayant pour activité exclusive la production d’œuvres audiovisuelles et cinématographiques ou de versements en numéraire – en liquide.

Pour rappel : les sociétés de financement de l’industrie cinématographique et de l’audiovisuel ne peuvent investir que dans des œuvres de langue française.

Le film “Burn Out” financé par la SOFICA SG Image 2018, conseillée par A Plus Finance, sort en salles ce jour ! Ce long métrage a été produit par les entreprises 24 25 Films et WY Productions et réalisé par Gozlan Yann. A Plus Finance assiste les sociétés de coproduction de films dans leurs activités administratives, juridiques et financières.

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