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Les SOFICA, une super niche fiscale

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Les SOFICA, une super niche fiscale

Les SOFICA, sociétés de financement de l’industrie cinématographique et de l’audiovisuel, permettent désormais d’obtenir jusqu’à 73 % – avec certains investissements – de réduction d’impôt.
Chaque année, l’industrie cinématographique et audiovisuelle se tourne vers les investisseurs, notamment les particuliers. La campagne 2019 vient de débuter avec sept entreprises agréées : CINEAXE, Cineventure 6, Palatine Etoile 18, Indefilm 8, A Plus Image 8 (conseillée par A Plus Finance), Manon 10, Cinemage 14.
Ces fameuses sociétés de coproduction de films et de séries télévisées seront autorisées à lever, cette année, jusqu’à 96 500 euros. Le Centre national du cinéma vient d’attribuer une enveloppe de 32 500 euros à la société A Plus Image 8, la SOFICA d’A Plus Finance. Celle-ci est pour la troisième année consécutive le leader du marché.
Afin de séduire les particuliers, ces dernières disposent chronologiquement d’un argument choc. Jusqu’ici, les sommes engagées donnaient droit à une minoration d’impôt pouvant aller jusqu’à 63 % avec certains investissements. En 2019, le taux maximal a été majoré à 69 % à condition que les SOFICA choisies consacrent 16 % au moins de leurs investissements au financement de l’exportation ou aux séries audiovisuelles.
Mieux encore, quoique soumises au plafonnement des dérogations fiscales ou des dépenses fiscales, ces fameuses sociétés de financement d’œuvres audiovisuelles et cinématographiques disposent d’un seuil de dépense spécifique : 36 % du revenu net global de l’investisseur ou 22 millions d’euros par foyer fiscal.

Fiscalité des SOFICA

Théoriquement, l’affaire apparaît très intéressante. Cependant, afin d’évaluer précisément les performances de ces entreprises, il faut également tenir compte de leurs particularités.
Pour ne pas perdre le bénéfice de l’avantage fiscal, celles-ci nécessitent en premier lieu de conserver les parts au moins sept ans – durée de vie des SOFICA.
En pratique, il n’existe pas de marché secondaire. Donc, pour sortir, le contribuable doit attendre le remboursement par l’entreprise elle-même.
Le deuxième désavantage concerne alors les conditions de sortie étant donné que les redevables ne récupèrent en moyenne que 73 % de leur mise. Le taux de remboursement fluctue la plupart du temps entre 73 et 89 %.
Pour rappel : la rentabilité de ces fameuses sociétés repose principalement sur la réduction fiscale – pouvant aller jusqu’à 69 % – obtenue à l’entrée. Donc il faut toujours garder à l’esprit que cet investissement est contraignant et parfois trop risqué étant donné que le capital n’est pas toujours garanti.
Néanmoins, les sociétés de financement d’œuvres cinématographiques et audiovisuelles peuvent être, dans certains cas, des placements intéressants pour les investisseurs particuliers.

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