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Couvrir la guerre en Syrie, une mission impossible ?

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Couvrir la guerre en Syrie, une mission impossible ?

Bachar Al-Assad, maître du storytelling

La position du régime “Assad” vis-à-vis de l’entrée de journalistes a évolué au fil du conflit.
Les images de manifestations pacifiques (réalisé dans une intention de paix /réalisé sans violence), avec des enfants et des femmes, entraient en contradiction avec le storytelling (accroche narrative en français : une méthode de communication fondée sur une structure narrative du discours s’apparentant à celle des récits, des comptes, etc.) baasiste du terrorisme qui menace, entre autres, la sûreté de l’État. Alors, les journalistes occidentaux (Édouard Elias, Pierre Torrès, Didier François, Nicolas Hénin, etc) affluaient (arriver en grand nombre, en foule) dans les zones d’opposition : Alep, Hama, Homs, Damas, etc.
En 2014, tout a basculé avec les décapitations en série et les prises d’otages de journalistes occidentaux.

Syrie : le pays le plus dangereux pour les journalistes

En Syrie, 20 journalistes internationaux sont actuellement retenus en otages, plus de 80 journalistes syriens manquent à l’appel, kidnappés ou disparus. Dix sont morts sur le terrain, victimes de tirs de snipers ou de bombardements.
Selon RSF (Reporters sans frontières), plus de 260 journalistes morts en Syrie (dont 160 citoyens-journalistes), principalement à Damas, depuis le début du conflit.
L’attribution de visas suit généralement une logique politique. Tout dépend des contacts du journaliste à Damas, de son expérience du terrain syrien, de sa personnalité… et de ses positions vis-à-vis du régime de “Bachar Al-Assad”. Certains ont attendu dix mois, pour finalement, se voir opposer un refus. Les journalistes français sont toujours les bienvenus.

“Un des rares Français présents sur place”

Jean-Pierre Duthion, homme d’affaires français, se définit comme un “expatrié” au sens propre du terme. Malgré la guerre civile qui endeuille la Syrie, celui-ci refuse d’envisager un retour en France.
“Rentrer oui, mais pour quoi faire ? … Si je retournais en France, je serais étranger dans mon propre pays”, Jean-Pierre Duthion, lors d’une interview.
Aujourd’hui, il est devenu un témoin incontournable pour les médias français. Celui-ci raconte en vrac sur son compte Twitter (@halona) son quotidien dans la capitale syrienne. Cet homme d’affaires français expatrié à Damas fait donc, peu à peu, son apparition sur nos écrans. Présenté d’abord comme “un internaute sur place”, ce dernier répond jusqu’à trente interviews par jour. Devenu “journaliste” en quelques mois, celui-ci se fait désormais payer. Certainement son côté homme d’affaires.

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