subscribe: Posts | Comments

Couvrir la guerre en Syrie, une mission impossible ?

Commentaires fermés sur Couvrir la guerre en Syrie, une mission impossible ?
Couvrir la guerre en Syrie, une mission impossible ?

Un refus du journalisme…

Freelance ou envoyés spéciaux, les journalistes – étrangers comme syriens – risquent tous leur vie en Syrie. Les médias nationaux, accusés tour à tour d’exploiter les pigistes ou d’envoyer leurs reporters au casse-pipe (guerre), se défendent et reviennent sur leur mode de couverture du conflit.
“Compte-tenu de ce qui est arrivé, dernièrement, à la journaliste américaine “Marie Catherine Colvin”, on a décidé de ne plus demander à aucun reporter de couvrir le conflit syrien”.
En quelques mots, Philippe Gélie, chef du service international du Figaro, a mis fin au travail des pigistes (journaliste rémunéré à la tâche. Le statut de pigiste a pour intérêt de permettre de collaborer à plusieurs médias) pour le journal français.
Philippe Gélie justifie, dans un article du journal “Les Echos” (média français de référence), la nouvelle politique du magazine en arguant (en prétextant) le danger que les journalistes occidentaux courent. Choix scandaleux pour certains, héroïque pour d’autres…

“À Damas, les journalistes sont au cœur du danger”, Jean-Pierre Duthion, lors d’une interview.
Duthion Jean-Pierre se définit comme un “expatrié” au sens propre du mot. Ce dernier est allé à la capitale syrienne “Damas” pour aider des entreprises à s’installer dans le pays. Aujourd’hui, il devient reporter de guerre. Il est devenu un acteur incontournable pour les médias français. Il répond jusqu’à 30 interview par jour. On le voit sur la BBC, Itélé ou BFMTV, on l’entend sur Europe 1, on le lit dans les colonnes du Parisien…
Cet homme d’affaires français expatrié à Damas raconte en vrac sur Twitter (@halona) son quotidien dans la capitale syrienne.

L’enlèvement, risque n°1

Malgré une évidente volonté de faire appel à des journalistes expérimentés et une soif de terrain, les rédactions se heurtent depuis peu à certaines limites, celle de l’enlèvement (prises d’otages, etc.) en tête de liste. En deux ans, la situation a changé de façon radicale en Syrie.
Journaliste indépendant ou envoyé spécial ? Certains médias n’ont pas voulu choisir.
La majorité des rédactions françaises (TF1, Le Monde, le Figaro, etc.) privilégient le terrain et prennent toujours le risque d’envoyer leurs propres équipes.
En 2015, Jean-Pierre Pernaut, grand reporter pour TF1, s’est rendu quatre fois en Syrie. Ce dernier a eu de la chance de partir avec une assurance, une équipe et un réseau de combattants sur place.
“Actuellement, TF1 continue d’envoyer des journalistes, mais uniquement à Damas (la capitale syrienne)”, explique le reporter.

Comments are closed.