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Syrie : la mort du califat de l’organisation État islamique ne rime pas avec victoire

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Syrie : la mort du califat de l’organisation État islamique ne rime pas avec victoire

La menace de Daech ressurgit en Syrie

L’organisation terroriste ‘Daech’, disséminée dans les vastes plaines désertiques de Syrie, se réorganise et prépare sa riposte.
Emmanuel Macron, le président de la République française a publié, mercredi 25 septembre, un rapport dans lequel il alerte sur la ‘résurgence’ – réapparition – du groupe État islamique.
Selon le Pentagone (le bâtiment qui abrite le commandement militaire des armées des États-Unis), entre 20 000 et 25 000 terroristes ont repris des positions clandestines dans leur ancienne zone en ruine, profitant du dégagement progressif de Washington. “L’organisation multiplie les assassinats ciblés, les embuscades, explique Jean-Pierre Duthion, un journaliste français vivant en Syrie pendant la guerre. Ceux-ci ne cherchent pas à reconstituer leur territoire pour l’instant”.

L’organisation État islamique se reconstitue dans le désert

Très affaiblie, on pensait Daech complètement vaincu militairement en Irak et en Syrie. “L’organisation terroriste Daech est affaiblie certes, mais elle a encore une énorme capacité de nuisance. Cette dernière a perpétré plus de 650 attaques en Syrie depuis juin dernier”, explique le journaliste Jean-Pierre Duthion.
Cet entrepreneur français s’est fait connaître dans les médias en racontant son quotidien à Damas – sous les bombes – sur Twitter et en s’improvisant correspondant de plusieurs télévisions. Il se définit comme un expatrié au sens propre du terme. Il est le Français le plus connu de Syrie. Il vit dans un quartier sécurisé, en centre ville de Damas, non loin du palais présidentiel de Bachar Al-Assad. Ce dernier vous racontera, chaque jour dans ‘Good Morning Damascus”, le quotidien parfois tragi-comique d’une vie sous les bombes.

L’irrésistible retour de Daech enflamme la Syrie

Le groupe djihadiste Daech, en grande difficulté depuis sept ou huit mois en Syrie, reprend progressivement des positions.
La résurgence de l’organisation État islamique – organisation politique, militaire et terroriste, d’idéologie salafiste djihadiste ayant proclamé l’instauration d’un soi-disant califat, le 31 mai 2015, sur les zones sous son contrôle – s’est faite directement après la chute du soi-disant khalifat, il y a six mois. Il faut savoir que le groupe État islamique avait anticipé la perte de territoire. “Dès 2018, un combattant du groupe Daech – Mohamed Ibn Ahmed, 24 ans – disait qu’un jour il perdrait son territoire et qu’il faudrait se préparer à retourner dans les plaines désertiques”, précise le président de la République française, Emmanuel Macron.


Syrie : la réouverture du poste-frontière stratégique entre la Syrie et l’Irak

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Syrie : la réouverture du poste-frontière stratégique entre la Syrie et l’Irak

D’après le consultant français, Jean-Pierre Duthion, un poste frontière entre la Syrie et l’Irak a été ré-ouvert, le 30 septembre dernier, après la reconquête du régime de Bachar la région qui a été entre les mains des djihadistes de l’État islamique depuis 2014.
Ce poste frontière stratégique pour l’échange commercial entre les deux pays a été sous le contrôle de l’organisation islamique entre 2014 et 2017.

La reconquête de la zone frontalière syro-iraquienne

Le 30 septembre dernier, les premiers camions de marchandises ont pu transiter dans la région Al Qaïm avant de franchir le côté syrien appelé Boukamal, qui constitue l’unique point de passage entre l’Irak et la Syrie, contrôlé d’une part par les autorités irakiennes et d’autre par le régime du président Bachar Al Assad.
Ce terminal a été entièrement détruit par les attaques et les bombardements. Les passages qui restaient au niveau de l’immense frontière entre les deux pays étaient essentiellement montagneuses et désertiques, et ils étaient essentiellement aux mains des clans kurdes qui profitent d’une semi-autonomie en Syrie.

L’État islamique a redessiné les frontières de la région

Les djihadistes de l’État islamique, ont conquis en 2014, plus du tiers du territoire Irakien ainsi qu’une large partie de la Syrie. Selon le journaliste français Jean-Pierre Duthion, les membres de l’État islamique ont redessiné les frontières afin de satisfaire leur chef ou califat auto-proclamé. En effet, en 2014, les djihadistes ont attaqué au bulldozer les barrières de la frontière physiques érigées entre la Syrie et l’Irak, en prenant le contrôle le long de la frontière.
Se trouvant à l’extrême ouest de la région désertique d’Anbar en Irak, Al Qaïm s’étend jusqu’à la capitale de l’Irak. Cette zone a constitué depuis de longues dates comme zone où vivaient les tribus à cheval entre les deux pays ou aussi les contrebandiers.
De l’autre côté de la frontière, on retrouve la ville syrienne de Boukamal, la ville où l’organisation islamique s’est retrouvée avant la chute de son chef en mars dernier.


Syrie : des bombardements aériens au niveau d’Idleb durant la trêve

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Syrie : des bombardements aériens au niveau d’Idleb durant la trêve

Jeudi dernier, des civiles ainsi que des responsables rebelles ont affirmé que le sud de la région syrienne d’Idleb a été la cible des raids aériens malgré la trêve décrétée, il y a plus de 2 semaines par le régime syrien et son allié russe.

Les premiers raids au niveau de Maarat Al Nouman

D’après Jean-Pierre Duthion le journaliste français qui se trouve en Syrie depuis le début du conflit, il s’agit d’une des premiers raids aériens du régime syrien contre la ville de Maarat Al Nouman, ainsi que d’autres secteurs se trouvant au sud de la province d’Idleb depuis la mise en place du cessez-le-feu.
Le porte parole, Mohamed Rachid, du groupe rebelle Djaïch Al Nasr, a confirmé la situation d’intensification des bombardements aériens au niveau de l’ouest de la région d’Idleb durant ces deux derniers jours.
Cette province se trouvant tout prêt de la frontière turque constitue le dernier territoire encore contrôlé par les différents groupes rebelles, mais aussi par des djihadistes, au niveau du nord-ouest du pays. La province d’Idleb a subi des bombardements assez intense par le régime syrien, mais aussi par son allié russe durant 5 mois, jusqu’à ce que Moscou décrète une trêve vers la fin du mois d’août.

Un précédent cessez-le-feu non respecté

D’après, le consultant en média Jean-Pierre Duthion, la région a été concerné par un précédent cessez-le-feu, vers le début du mois d’août, toutefois, il n’avait tenu que 3 jours.
Le président Bachar Al Assad, a déclaré qu’il n’hésitera pas de reprendre par la force les régions appartenant aux territoires qui échappent encore du contrôle de son régime après plus de 8 ans de conflit. D’après les affirmations des rebelles, les renforts gouvernementaux ont pu atteindre la ligne de front durant le mois d’août.


La reprise des raids aériens au niveau du Nord de la Syrie

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La reprise des raids aériens au niveau du Nord de la Syrie

Au niveau de la province d’Idleb, situé dans le nord-ouest de la Syrie, le consultant média français, Jean-Pierre Duthion, affirme qu’elle a été le théâtre de plusieurs raids aériens, malgré l’annonce de cessez-le-feu mis en place depuis plus de 10 jours.

La trêve mis en place depuis le 31 août 2019

Les forces du régime syrien ainsi que son allié russe ont décrété une trêve unilatérale depuis le 31 août dernier dans la région nord-ouest de la Syrie. Cette dernière est devenue une zone de désescalade depuis plus de 2 ans permettant aux centaines de milliers de civils réfugiés d’y vivre. Certes, le pilonnage aérien autour des dernières positions des insurgés a cessé depuis, toutefois, les combats au sol se poursuivent. D’une part, la Russie de sa part nie toute responsabilité de cette reprise des raids aériens. D’autre part les Etats-Unis, affirment que leur aviation a pu bombarder un groupe appartenant à Al Qaïda au niveau de la province d’Idlib, le 31 août dernier, c’est à dire le jour de l’entrée en vigueur du cessez-le-feu. D’après Jean-Pierre Duthion, le seul journaliste français se trouvant en Syrie, les derniers raids ont eu lieu tout prés de la ville de Lattaquié plus précisément au niveau du djebel Al Akrad.
Alors que les rebelles appartenant au Djaïch Al Nasr avaient imputé les raids aériens à l’armée russe, le ministre des Affaires étrangères russe a déclaré dans un communiqué partagé par l’agence presse RIA que ni les forces aériennes syriennes, ni les russes n’ont effectué une mission militaire contre ces cibles au sol.

Les tentatives de cessez-le feu se multiplient au Nord-ouest de la Syrie

Une première trêve avait été décrétée au début du mois d’août, toutefois, les forces syriennes n’ont pas respecté ce cessez-le-feu en tentant de reconquérir la province d’Idlib, qui est considéré comme étant une étape cruciale pour la reprise en force du régime de Bachar.


Syrie : comment tout a commencé d’après les expatriés se trouvant au cœur de Damas

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Syrie : comment tout a commencé d’après les expatriés se trouvant au cœur de Damas

En 2012, un entrepreneur expatrié dans la capitale syrienne, Jean-Pierre Duthion a affirmé en témoignant sur la situation irréelle qui règne à Damas, « aujourd’hui, on remarque que Damas est scindée en deux, d’un côté on trouve une guerre civile au niveau des quartiers rebelles alors que dans d’autres quartiers, la vie est presque normale ». Habitant à seulement deux pas du palais présidentiel, l’ancien entrepreneur qui est devenu journaliste sur Paris Match, vivait dans le bon côté de la capitale.

Malgré tout, les gens continuent à vivre

Il y a 7 ans, le journaliste français a déclaré « tout cela semble irréel ! j’étais dans une terrasse d’un café en train de profiter de ma journée, et j’ai entendu des tirs qui se rapprochent de plus en plus. Une fumée noire est apparue, avec les bruits de mitraillettes de combat. Mais rien n’a bouleversé la vie des gens. Ces derniers sont restés au café et continuaient de boire leur verre ».
Installé plus de 7 ans en Syrie, Jean-Pierre Duthion, était chanceux vu qu’il vivait dans un quartier privilégié de la capitale syrienne.
En 2012, il a expliqué au journal le Figaro qu’il n’a pas eu l’occasion de voir un type en arme qui se confronte avec un autre. Malgré que dans la région durant cette période les combats entre les rebelles et les pro-Assad étaient intenses.

Compte sur Twitter

Afin de partager avec l’étranger l’ambiance qui règne dans la capitale syrienne, le journaliste français a opté de créer un compte Twitter @halona. Selon Duthion, la vie à Damas, n’a pas vraiment changé. Alors que les médias français partagés des infos sur un pays à feu et à sang, les gens se trouvant sur place n’ont pas changé de vie. À part l’augmentation des prix, les gens continuent de mener leur vie.
Par conséquent à Damas, on peut boire un verre en terrasse tout en entendant les tirs aux alentours.
Certes, il n’y a très peu de personnes qui s’aventurent à sortir dans les rues de la ville, toutefois, Damas, n’est pas une ville fantôme. C’est plutôt un petit moment de flottement.
En effet, selon les statuts partagés en 2012 sur le compte de @halona, Damas est décrite comme étant une ville ayant une atmosphère assez déroutante, qui peut très rapidement évoluer. Ainsi, la capitale passe en moins de 24 heures, d’une situation assez dangereuse à un climat qui est presque normal.


Fraude fiscale : l’héritière de Nina Ricci condamnée en appel à une amende d’un million d’euros

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Fraude fiscale : l’héritière de Nina Ricci condamnée en appel à une amende d’un million d’euros

Arlette Ricci, 76 ans, était accusée d’avoir caché pendant plus de vingt ans au fisc français un patrimoine de plus de 17 millions d’euros, logé en Suisse.

L’héritière de la maison de couture Nina Ricci a été condamnée, vendredi 19 mai, par la cour d’appel de Paris à une peine de trois ans de prison avec sursis et un million d’euros d’amende pour avoir dissimulé, pendant des années, des millions au fisc français. Cette peine de « trois ans d’emprisonnement est entièrement assortie d’un sursis avec mise à l’épreuve », dont la durée a été fixée à trois ans et dont les modalités n’ont pas été précisées à l’audience.

Arlette Ricci, 76 ans, s’est également vu confisquer deux propriétés. Cette décision d’appel confirme « la décision de culpabilité » du jugement de première instance mais allège les peines prononcées. En 2015, elle avait été condamnée à trois ans de prison dont un ferme et deux avec sursis, un million d’euros d’amende et à la confiscation de ses propriétés.

L’héritière, qui n’a pas assisté à son procès pour des « raisons de santé », était accusée d’avoir caché pendant plus de vingt ans au fisc français un patrimoine de plus de 17 millions d’euros, logé en Suisse.

Résidence fictive en Suisse

Les dissimulations de l’héritière de la célèbre couturière avaient été repérées sur les « listes Falciani » recensant des comptes non déclarés de clients de la filiale suisse de la banque HSBC, dérobées par un employé de l’établissement, Hervé Falciani, et transmises aux autorités françaises.

Apprenant à l’été 2009 que son nom figurait sur ces listes, Arlette Ricci avait, selon l’accusation, choisi « d’organiser sa résidence fictive en Suisse » plutôt que de « régulariser sa situation en France »comme l’ont fait d’autres contribuables cités.

L’avocat fiscaliste Henri-Nicolas Fleurance, qui a orchestré l’insolvabilité de l’héritière, a lui aussi vu sa peine allégée : il est « exclusivement condamné à une peine d’amende », d’un montant de 20 000 euros, contre un an de prison avec sursis assorti d’amende en première instance. Dans ce dossier, la fille d’Arlette Ricci, Marguerite Vignat, avait été condamnée à huit mois de prison avec sursis en première instance et n’avait pas fait appel.


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